Leurs ventres à elles s’arrondissent
Quand le mien reste plat et lisse
Elles sont heureuses, fatiguées, nauséeuses
Et j’envie leurs doutes de femmes accomplies et heureuses
Elles parlent d’elles et du futur
De l’étreinte de la peur mais d’un bonheur sûr
J’écoute leur joie et je me sens lésée,
Aurais-je un jour dans mon cœur la joie d’enfanter ?
La nature a ses vices,
Et parfois capricieuse
s’amuse de mon supplice,
Se joue de mes espoirs.
Et je glisse sur la vie et ses petites bassesses
Attendant le signal d’hypothétiques grossesses
un corps qui abandonne ou combat ses entailles
c’est selon l’émotion miroir de mes entrailles
Trouver d’abord un job est préoccupation
Il faudrait le nourrir, l’entourer de coton
Ne pas appréhender l’avenir financier
Pouvoir focaliser sur l’amour à donner
Mais quand dans l’entretien l’embaucheur pose question :
Avez-vous des enfants, en souhaitez-vous sinon ?
Sous entendu fatal de congé « maladie »
la colère m’étreint je reste abasourdie
qu’au vingt et unième siècle
la femme reste pour certains hommes
une machine à problème
une simple enfanteuse conne.
Commençons par ce sur quoi j'adhère : l'important vraiment, c'est l'amour que l'on a à donner à son enfant et partager d'intenses moments avec lui, que ce soit avec la mère COMME avec le père, pour moi c'est exactement au même niveau le besoin des deux, et donc je bondis un peu quand je lis qu'il a surtout besoin de la mère dans le début de l'enfance. Les premiers mois, l'allaitement tout ça d'accord, mais alors la femme est, de toute façon en congé maternité. Ensuite, et là c'est mon avis propre, je pense que l'on apporte beaucoup plus à son enfant que l'on est soi-même épanoui et heureux, et là, si le boulot que l'on a est passionnant, alors l'abandonner pour élever son enfant pourrait aller à l'encontre de cet épanouissement. Les liens familiaux, l'épanouissement de l'enfant ne sont pas forcément lié au fait que les parents soient collés 24/24 dans la maison familiale. L'ouverture aux autres, la socialisation qu'amène une crêche, une nounou attentionnée est vraiment enrichissante pour l'enfant (et je parle en connaissance de cause ;o) ) et l'on peut tisser des liens familiaux très fort quand même.
Là où je suis à 200% ok avec toi c'est que souvent la société ne permet pas le CHOIX de rester ou non à élever son enfant, que ce soit le père ou la mère, et là, c'est un autre débat.
Merci pour ton message Christian, je suis heureuse de cet échange intéressant!