Leurs ventres à elles s’arrondissent
Quand le mien reste plat et lisse
Elles sont heureuses, fatiguées, nauséeuses
Et j’envie leurs doutes de femmes accomplies et heureuses
Elles parlent d’elles et du futur
De l’étreinte de la peur mais d’un bonheur sûr
J’écoute leur joie et je me sens lésée,
Aurais-je un jour dans mon cœur la joie d’enfanter ?
La nature a ses vices,
Et parfois capricieuse
s’amuse de mon supplice,
Se joue de mes espoirs.
Et je glisse sur la vie et ses petites bassesses
Attendant le signal d’hypothétiques grossesses
un corps qui abandonne ou combat ses entailles
c’est selon l’émotion miroir de mes entrailles
Trouver d’abord un job est préoccupation
Il faudrait le nourrir, l’entourer de coton
Ne pas appréhender l’avenir financier
Pouvoir focaliser sur l’amour à donner
Mais quand dans l’entretien l’embaucheur pose question :
Avez-vous des enfants, en souhaitez-vous sinon ?
Sous entendu fatal de congé « maladie »
la colère m’étreint je reste abasourdie
qu’au vingt et unième siècle
la femme reste pour certains hommes
une machine à problème
une simple enfanteuse conne.
par Sist'art
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